top of page

LES POSTURES DE REDRESSEMENT

Développer la confiance en soi et l'affirmation

02 - Postures de fermeture.jpg

Cliquez pour agrandir!

Il existe de nombreuses postures de fermeture en yoga. Celles-ci se définissent par un enroulement de la colonne vertébrale, c'est-à-dire en flexion vers l’avant dans le plan sagittal. Elles sont en tous points complémentaires, relatives et opposées aux postures de redressement. 

Les postures de fermeture en yoga rappellent des attitudes de protection naturelles, comme la posture du fœtus. Leur action se déploie sur les plans mécanique, respiratoire, physiologique et psychique.

bébé.jpg
balasana.jpeg
Pince.jpg

Sur le plan mécanique, ces postures étirent l’arrière du corps. Selon la posture choisie, les muscles postérieurs peuvent se contracter ou non : dans la charrue, l’étirement est passif, tandis que la pince debout nécessite une contraction contrôlée pour descendre ou remonter en douceur. Les muscles antérieurs peuvent aussi être sollicités, comme dans le bateau, où ils se contractent pour maintenir la flexion, alors que dans les flexions passives, ils interviennent surtout au début pour amorcer l’enroulement.

La flexion entraîne également une compression des organes abdominaux et pelviens. Cette pression mécanique stimule la circulation sanguine, améliore l’apport de nutriments et favorise le bon fonctionnement des organes digestifs. Elle soutient aussi le péristaltisme, notamment au niveau des intestins ou de l’estomac, ce qui aide à la vidange et au confort digestif.

Sur le plan respiratoire, la fermeture favorise l’expiration. Le rapprochement des côtes et la remontée du diaphragme amplifient mécaniquement la sortie d’air. En remontant, le diaphragme se relâche, ce qui est particulièrement bénéfique lorsqu’il est tendu par le stress ou l’anxiété. Ces postures induisent ainsi une activation du système parasympathique, le système du calme et de la récupération.

Sur le plan psychique, la fermeture crée un sentiment de protection. En se mettant en boule, le corps se perçoit comme moins exposé, ce qui favorise la sécurité intérieure. Cette sensation déclenche naturellement une augmentation de sérotonine, neuromédiateur lié à la régulation émotionnelle et au bien-être. Ce lien apparaît dès la petite enfance : les nourrissons souvent placés sur le ventre présentent un taux plus élevé de sérotonine que ceux davantage placés sur le dos.

Ces postures invitent au lâcher-prise. Elles se prêtent à des tenues prolongées, car elles demandent peu d’effort et facilitent une relaxation profonde. Elles sont précieuses lorsque les postures d’ouverture deviennent douloureuses, notamment en cas de tensions dans le dos, la nuque ou les épaules. En offrant une sensation de sécurité, elles permettent de relâcher les tensions et de favoriser l’endormissement, par exemple en posture de chien de fusil lors d’une période d’anxiété.

chat couette.jpg

Quelques exemples déjà pratiqués en séance ...

(d'autres à venir)

24 Balasana fb.jpg
bottom of page